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Title : Congrès national ordinaire (5e congrès de la C.G.T.U.) Paris, 15-21 septembre 1929... / Confédération générale du travail unitaire (Section française de l'Internationale Syndicale Rouge)

Author : Confédération générale du travail unitaire. Congrès (5 ; 1929-09-15 / 1929-09-21 ; Paris)

Publisher : impr. de la Maison des syndicats (Paris)

Date of publication : 1929

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 573 p. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k110201d

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-R-45877 (1929)

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb338789888

Provenance : bnf.fr

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Title : Congrès national ordinaire (5e congrès de la C.G.T.U.) Paris, 15-21 septembre 1929... / Confédération générale du travail unitaire (Section française de l'Internationale Syndicale Rouge)

Author : Confédération générale du travail unitaire. Congrès (5 ; 1929-09-15 / 1929-09-21 ; Paris)

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110201d/f22


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20 VO CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE

GLTTON. C'est tout à fait possible. Mais il est certain que, si
Schumacher est d'accord avec nous sur ce point, d'autres cama-
rades ne le sont pas et nous aurons l'occasion d'entendre la somme
de leurs désaccords à cette tribune.

C'est ainsi que nous devons également considérer notre désac-
cord avec la minorité sur la question de l'autocritique des grèves.
Il y a dans la minorité, sur ce problème important, des divergences:
les uns sont absolument contre toute autocritique, d'autres font
des réserves sur l'autocritique pendant les grèves.

Nous pensons, nous, que l'autocritique doit être quelque chose
de permanent et qui doit jouer pour toute notre activité syndicale
et révolutionnaire. Car, c'est dans la mesure nous pratiquerons
sainement et constamment cette autocritique que nous arriverons
à réaliser des progrès dans toutes nos tâches et c'est elle encore
qui nous permettra de défendre avec davantage de possibilités les
intérêts du prolétariat contre la bourgeoisie.

C'est pourquoi nous disons que l'autocritique doit se faire pen-
dant et après les grèves.

Pendant les grèves, parce que ce serait une faute, en cas
d'erreurs constatées, sous le prétexte de ne pas faire d'autocritique
sérieuse, de laisser se poursuivre et se développer ces erreurs,
même si elles devaient être fatales à l'issue du mouvement.
Nous, nous estimons que cette autocritique doit se faire. Nous
en avons fait, pour notre compte, l'expérience. Et qu'on ne vienne
pas nous dire que, ce faisant, on choque l'esprit des ouvriers.
Quand on sait leur expliquer avec clarté comment le mouvement
engagé doit être mené pour triompher des groupements patronaux
et réformistes, quelles sont les formes d'organisation à donner à
la lutte pour faire front toutes les méthodes, à tous les moyens
de répression employés par la bourgeoisie, les ouvriers compren-
nent très bien dans la mesure cette conception est développée
clairement devant eux, avec des arguments sérieux et compré-
hensibles, ils s'assimilent parfaitement au nouveau caractère
donné à la lutte et en saisissent toute l'importance.

Sur ce point encore; nous serons en désaccord et la petite
motion préjudicielle qu'on a déposée et voulu faire mettre aux voix
tout à l'heure en est un écho. Nous sommes en désaccord formel
avec nos camarades de la minorité sur le rôle des inorganisés. C'est
évidemment un point qui peut passionner le Congrès.

Oui, c'est la première fois que, dans le mouvement syndical,
dans la C. G.. T. U., on demande aux ouvriers de se réunir dans
les usines, de désigner des camarades, même inorganisés, pour
venir les représenter à titre consultatif dans un congrès ordinaire
de la C. G. T. U.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-R-45877 (1929)

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