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PRKMIÈRE JOURNÉE 19

unique la base et entraîner les travailleurs dans la lutte directs
contre le patronat et la bourgeoisie que dans la mesure oit nos
syndicats développent leur action sur le lieu même du travail
l'usine, le.chantier, l'entreprise, le bureau dans la mesure ou nous
travaillerons la création de comités d'usine, de comités de lutte
et au développement des sections syndicales unitaires, dans la.
mesure oit nous œuvrerons d'une façon constante au développer-
ment de notre recrutement syndical, au renforcement de nos orga-
nisations unitaires.

Une troisième tnche s'impose nous, qui est la suite logique
de notre position sur la question du front unique et de l'unité
syndicale. C'est que nos organisations révolutionnaires doivent
maintenant engager une bataille a fond contre le bloc gouverne-
mental, patronat et réformiste, que nous devons faire front, dans
toute notre activité, dans toutes nos luttes, contre ce triumvirat
qui se trouve à la tête de la défense des intérêts capitalistes.
Notre quatrième tache sera de travailler d'une façon consciente
et résolue ai l'élargissement des batailles ouvrières.

A cet égard, il faut bien dire qu'au cours de toute notre activité
gréviste, certains camarades n'ont pas compris toute la nécessité
de cet élargissement des batailles ouvrières, risquant ainsi de
mettre en mauvaise posture le mouvement dont ils assumaient la
direction.

Il nous faudra de toute nécessité travailler cet élargissement
des grèves, parce que, en raison du développement de la répres-
sion capit;aliste; du rassemblement de toutes les forces capitalistes,
il faut que nous ayons la conception constante de la nécessité
d'élargir le front de bataille prolétarien, si nous voulons arriver à
battre la bourgeoisie.

Camarades, ce que je viens de vous dire résume une certaine
quantité de divergences qui nous séparent de nos camarades de
la minorité. Il est certain que ces camarades n'ont pas la même
position que nous sur la question du front unique et qu'ils ont
encore confiance dans certains chefs et chenaillons réformistes.
Chambellan». Veux-tu me permettre un mot?

.(Jitton. Je préférerais pouvoir continuer mon exposé. Je
ne veux pas répondre à toutes les questions au fur et à mesure
qu'elles peuvent m'être posées.

Néanmoins, pour une fois, je te laisse la parole.

CHAMiiEu.AM). La position que tu prends sur la question du
front unique est exactement celle que le camarade Schumacher
a prise au Congrès de Bordeaux.
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