Home Plain text
Text mode Audio mode
page 18 (screen 20 of 575)
Next page Previous page  
  Last page First page


18 CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE

faut présenter des revendications centrales, telles que celles con-
cernant les salaires, qui soient uniformes et ainsi capables de
permettre la mobilisation, sur le plan régional, de tous les exploités
d'une même industrie.

Est-ce à dire qu'il n'y ait aucun côté positif dans toute notre
action? Si, camarades. Nul ne peut nier que si des faiblesses et
des erreurs se sont produites, dans certaines grèves, dans d'autres,
un effort tout à fait sérieux a été accompli par les éléments de
base de la C. G. T. U. pour appliquer les décisions de Bordeaux,
pour se servir de l'autocritique faite par lai Commission central
des grèves, pour attacher une grande importance l'organisation
de la grève. Et les méthodes de. la C. G. T. U. ont été
employées, on peut considérer que le pourcentage des grèves
n'ayant pas apporté de résultats immédiats, concrets et tangibles,
est très faible. On peut même dire que, nous n'obtenions pas
les augmentations de salaires déposées, il n'en restait pas moins
qu'au travers de la bataille les ouvriers avaient compris le rôlé et
les efforts accomplis par la C. G. T. U. pour les défendre dans la
lutte d'où subsistait une organisation syndicale qui se développait.
Il est clair que, tout particulièrement au cours de cette année,
l'influence de la C. G. T. U. a énormément grandi sur les masses
ouvrières. Cette influence se concrétise par une augmentation des
effectifs dans une certaine quantité de fédérations.

Je sais que la minorité nie l'augmentation des effectifs de la
C. G. T. U. Dans ces conditions, nous demanderons aux camarades
des fédérations intéressées de nous apporter des chiffres indiscu-
tables.

Le deuxième point important, et qui marque également nos
divergences, est notre conception du front unique.

Dans certains milieux, on en est encore à la résolution de Paris-
État Rive-Droite. Il y a des camarades qui n'ont pas vu tout le
chemin parcouru par la Social-Démocratie et les réformistes, qui
ne s'aperçoivent pas qu'aujourd'hui la Social-Démocratie et le
Réformisme sont intégrés d'une façon complète et définitive dans
le bloc capitaliste, dans le bloc bourgeois, et que nous ne pouvons
plus aujourd'hui envisager le problème du front unique et de
l'unité syndicale sous l'angle de la résolution de Paris-État Rive-
Droite. Aujourd'hui, le problème se pose de telle façon que le
front unique et l'unité syndicale doivent se réaliser contre la C.G.T.
réformiste et contre la Social-Démocratie.

Comment y parvenir ? Quelle tactique employer pour la réa-
lisation de ce front unique? Ceci sera largement et amplement
développé dans le rapport sur les tâches d'organisation.
Mais il est clair que l'on ne peut vraiment réaliser le front
Text mode Audio mode
page 18 (screen 20 of 575)
Next page Previous page  
  Last page First page
Home Plain text