8 V° CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE
le Congrès doit l'accepter ou la repousser en bloc, il est inutile de désigner
dès maintenant la commission.
Je demande donc que la nomination éventuelle d'une commission d'orien-
tation soit renvoyée.
CLAVERI. Il ne s'agit pas, comme le pense Schumacher, d'un pas en
arrière de la part des camarades de, la majorité,. Les déclarations passées sur
la ligne politique que fixe cette résolution restent entières, mais nous pensons
qu'après lés débats il sera peut-être nécessaire de préciser encore mieux,
l'aide de formules nouvelles. Ce ne sera pas une concession politique pour
rejoindre Schumacher et ses amis.
D'autre part, il est nécessaire de désigner cette commission qui ne fonc-
tionnera pas immédiatement pour permettre rt ses membres de s'inspirer des
débats.
Il se peut, en effet, qu'en cours de discussion, des propositions, écrites ou
des amendements soient apportés. Il faut que la commission soit désignée pour
pouvoir les étudier et prendre position devant le Congrès.
C'est pourquoi nous lui demandons d'accepter nos propositions.
SCHUMACHER. Camarades, je vous demande à tous, sans distinction de
tendance, de ne pas vous prêter à cette nouvelle forme de discussion que l'on
tente d'inaugurer.
Il est illogique qu'avant de connaître même l'esprit des diverses déclara-
tions qui doivent être faites par les délégués on nomme une commission. Il
est anormal qu'elle commence à fonctionner, sous le prétexte futile d'examiner
des amendements. Elle ne pourra travailler qu'à l'issue des débats.
Ensuite, si l'on discute d'autres questions dans le Congrès, on nommera
aussi des commissions qui auront à travailler sur quelque chose.
D'ailleurs, on n'a pas nommé la Commission de vérification des mandats
avant de savoir s'il y avait des mandats.
Il faut que la Commission ne soit nommée qu'après que le débat sera ter-
miné. Quand il y aura des arguments dans l'esprit de ses membres, elle aura
quelque chose à faire, niais pas avant. C'est pourquoi je demande au 'Congrès
de repousser la proposition de Claveri.
LE PRESIDENT. Nous allons voter et, d'abord, en ce qui concerne la com-
position de la Commission des mandats, sur l'adjonction proposée par Cham-
belland de quatre camarades de la minorité. Je mets aux voix cette propo-
sition.
(La proposition est adoptée.)
LE PRÉSIDENT. La seconde proposition est celle de la nomination dé la
Commission d'orientation. Le Bureau confédéral maintient son point de vue et je
la mets aux voix.
(La proposition est adoptée.)
LE PRESIDENT. La parole est au rapporteur.
De GROOTE. J'ai déposé une proposition.
LA LIBRAIRIE DU TRAVAIL
LE Président. Il y a deux motions préjudicielles la première est
celle-ci
Le Congrès confédéral de Paris,.enregistrant que la Librairie du Travail
s'est constituée en société coopérative ouvriére, con/ormément à la résolution
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-R-45877 (1929)