~XJolmograpKie VniueHelîë7 ~– – ~/tmeric Fïfyucc. FdHte lotir fkdtPlint appelions le Nott,ou la 1 ramontane.Bien cit vray, que vers la partie leneitre de cedit Antarctique, fur le milieu du Ciel on voit vne eftoille fort luy (ànte fuyuie de fix au- tresaffcz refplendifîàntes. Mais qui voudra voir diligemment tout cecy obferué, & comme pluficurschofès finguliercs fe voyent en ce pays Auftral,qui eft du tout repu- j gnant à ce que tiennent Se croyent les Phiiofophes,côme de voir l'Arc durant la nui et j (ce qui ne fe v oit point pardeça) & comme la Lun e efclaire &c fe monftre le iour mef- j me de fa conionâtion auec le Soleil ie m'en rapporte à ce qu'en dit Americ Vefpuce, j en quelque petit liuret que Ion dit auoir fait des Obfèruations Aftronomiques où (côme bon & fçauant Philofophe) il affigne les caufès & raifons de ces chofes,contre l'opinion mefme de tous tant qu'il y a d'anciens & modernes Philofbphes,qui fe font rneflez du cours des aftres. Toutefois le bon homme n'a tiré fi auant, que moy, pour contempler telles ch olès. Pour l'arc duquel il parle ie ne me veux vater i'auoir veu de nuift & moins l'auoir ouy dire à ce peuple barbare qui habite entre le Tropique de Capricorne & le Pôle Antarctique, ne autres pareillemét. le peux bien dire auoir ob- ferué quelques eftoilles fixes en cette terre Auftrale, que quand i'euflè efté dix ans i ouyr vn docteur,fè tourmentât fur vn Ailrolabe,ou fur vn Globe, ie n'en eufTe eu au- tre cognoiflànce. Elles font tout ainfi fixes, que c elles d'alentour du Pôle boréal ou arc\ique,lefquclles nous appellons les deux Ourfes,& l'eftoille du Nort. Entre autres, i'en ay contemplé deux,vn peu plus eflongnees que le Crufier,aflez petites,& vont en- tre l'Eft & le Su,fçauoir entre Midy & le Leuant, accompagnées ordinairement d'vne nuée qui femble les fèparer.Ces deux eftoilles ont leur m ouuement fi tardif,que on ne fapperçoit que bien peu de leur mouuement. le fçay bien que celle du Nort, & celle de l'autre Pole,qui eft Auftral,ont leur mouuement fort pefànt & toutefois elles font t mobiles:mais en ces deux que ie vous dis,ie ne cognus iamais figne aucû,qu'elles bou- geafïènt de leur lieu & place accouftumee. Si les Anciens les euffent veuës & cognuës, corne i'ay fait,ils ne les euffent oubliees,non plus que les autres qu'ils ont veu pardeça. Du flux & reflux de la mer Oceanet&* ^MeàiterrAnee &* de l eurs diuerfis appellations. C H A P. III. 1: T D'A v T A N T que ie fuis en lieu,où il femble eflre necefiaire de diC courir,.pourplus ample intelligence delà Cofaiographie, quelque peu touchant ce que Ion eftime du fîux & reflux de la mer Oceane: veu que ie fuis afTeuré de fa creation & comme Dieu au commence- ment diuifa le fec d auec l'humide & aquatic, nommant l'vn la terre, & Fautre la mer, & ayant eu l'expérience, qui m'a fait cognoiftre plu- fieurs chofês,defquelles les Naturaliftcs ont efté auez empefchez de décider auec leurs raifonsxe neâtmoins il me fault tafcher d'en tirer quelque chofe valable. I'ây leu tout ce que Pline en dit en fon fècôd liure:mais tant plus ie !ys,8c tant plus ie-cognôis- qu'il • fè brouille foymefme, auffi bien qu'a fait celuy qui l'a glofé en marge, lors qu'il attri- bue l'efFe<£t de ce mouuement aux Planettesrqui a quelque rai. fbn, à tout le moins en la Lune.Mais que cela fe face plus en i'Ocean,que en la rner Méditerranée, ie ne fçay co- me y voir lieu pour fe fàuuer veu que foudain il dit, que en l'ifle de Negrepont, en la Mediterranee, la mer flue & reflue fept fois le iour, chofe foubs correction mal enten- j due à luy, attendu que ladite mer (toutefois qu'elle ne foit autrement fèparéc du grâd |Ocean,que parle deftroict de Gibraltar) n'eft fubiette au flux ne reflux, non plus que la mer Cafpie,oumerMaieur.Iene veux douter/uyuantrexperiènee quei'en ay faite !cn quelques endroits de l'Océan & principalement Rpù la.Lune efclaire la terre, &