T "'7 ;Q-j- SM'ay ploient mieux mordre les feienecs Quenremordre leurs confeiences, Ayant d'vn tel heur labouré Theuet tu ferois affeuré Des moiflbns de ton labourage, Quand fauorifer tu verrois Aux Dieux,aux hommes ÔC aux Rois Et ton voyage & ton ouurage. Car fi encor nous eftimoiis De ceux la les fuperbes noms, Qui, dans leur grand Argon ozerenc Afleruir Neptune au fardeau, j Et qui maugré l'ire de l'eau r | îufques dans le Phafe voguerent: j Si pour auoir veu tant de lieux VlyiTe efl; prefque entre les Dieux,1 Combien plus ton voyage t'orne, Quand pafïant fbubs le Capricorne As veucequieuftfaitplorer Alexandre? fî honorer Lori doit Ptolornee en fes œuures Qu^eft-cequinet'honoreroit Qui cela que l'autre ignoroit. _d Tant heureusement nous defcouures ? E Mais le ciel par nous irrité Semble dVn œil tant defpité ] | Regarder noftre ingrate France. Les petits font tant abrutis, i Et les plus grands qui des petits Sont la lumière Scia puiflance, S'empefchent toujours tellement En vn trompeur accroifTement, Que veu que rien ne leur peult plaire Que ce qui peult plus grands les faire, Celuy là fait beaucoup pour foy Qui fait en France comme moy, Cachant fa vertu la plus rare, Et croy veu ce temps vicieux; Qp'encor ton liure feroît mieux En ton Amérique barbare. Car qui vôudroit vn peu blafmer Le pays qu'il nous fault aymer3