À VTRE E SONNET DV MES- A Près auoir gaigné quelque grande victoire, Les Empereurs Romains en triomphe portoient Laprouincedomtee,& la reprefentoienc i Par l'habit quipouuoitla rendre plus notoire. Theuet à fon retour tout imitant la gloire ̃̃ ̃ De ceux-la qui iadis les barbares donteient, Des peuples qui de nom cognuz a peine eftoient Nous reprefente icy la naturelle Hiftoire. Comme VlyfTe efchappé de cent mille dangers, De ce qu'il a conquis fur les bords eftrangers Vn eternel trophée il plante fur noz riues: Rapportant, non l'honneur d'vn peuple furmonte Non le riche butin d'vn barbare dompte, Mais de tout iVniuers les defpouilles captiues. JAY S. A. THEVET, SVR SA COSMOGIU PHiE I. Antoine de bai p. i ODE. /^NQucle ciel defauorife Le faineant,qui en faitardife j Traifiie oyfif fon ageauxtifôns, se Sans voir des hommes les manieres Et dans les terres étrangères Loger auxlointainesmaiions. T oy T H E v ET, fuyant tel reproche i Tuas veu,nonle monde proche Tantfeulement,maislefeiour Oùlepeupleioubs nous demeure Sur qui la nuicl: s'epand al'heure y Que nous voyons luire le iour. Là perdant noftreOurfe de veuë Tu as celle croix recogneuë N I Qiule contrenorttientencSos: Et bien employant ton icuneaage A plus d'vn périlleux voyage, Te s h o n o 1"" | T'es honoré dVn digne les. Ayant plus erre quvn Vlyffe Tu faits plus,foubs vn Dieu propice Sans Homere de fes périls La mémoire feroit faillie A fin que nul aage n'oublie ME AVTHEVR. VR.