i~~ -al^GdeiZ^ Aux coeurs dé ces preux accordons t/auiron au fori delalyre. Or ïî lafpn a tant receu De gloire pour auoir deceu Vneieune enfante amoureufè, Pour auoir â'vn dragon veillant Charmé le regard fomnieillant- Par vne force monftrueufe. Etpourn'auoirpafiféfmon Qujra fleuue de petit renom QùVnemer qui va de The/Taie lui'que aux riuages Medeans, y | A mérité des Anciens | Vn honneur qui les Dieux égale. Combien t h e v e t au pris de luy jDoibtauoir en Franceauiourd'huy [D'honneur,defaueur,8cde gloire | Quia veu ce grand Vniuers ] Et de longueur ÔC de trauers, Et la gent blanche &c la gent noire? Qui^depresa veuieSoieil Aux Indes- faire fon reueil; Quand de fon charilprend les brides," Etaveudepresfommeiller DefToubsrOccident,&: bailler Son char en garde aux Néréides. Qm luy a veu faire fon tour En Egypte au plus hault du iour, Puis l'a reueu defToubs la terre Aux An tip o des efclairer, Quand nous voyons fa ièur errer Dedans le ciel qui nous enferre? Qui a pratiqué mille ports Mille peuples en mille bords, Tous parlans vn diuers langage. Et mille fleuues tous bruyans De mille lieux diuers fuyans En la mer d'vn lar ge voyage? Qui^a décrit mille façons D'oyfeaux,de ferpensâde poiflbns," Nouueaux à noftre cognoifïance: pres ayant fauué fon chef Des dangers,a logé fa nef Dedans le beau port 4e la France»