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CHAXT~ l'Ul'ULAJRES

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Il y a, parmi les chants de procession et d'église, des
chants généraux qui ne sont que d'ardentes prières;
l'élan d'une âme vers Dieu, c'est-à-dire vers un con-
solateur, le cri d'un cœur blessé par les épreuves de la
vie, qui cherche au ciel un refuge, un appui; l'angoisse
d'une conscience qui aspire au bien et qui gémit sur
ses égarements

ou bien

(1) Spano. CatMont sacre, II, 9.

(2) Spano. Canzoni ~acrc. XVIII, 81.

Les recueils de poésies populaires sardes sont très-récents. Le petit vo'
lume publié, en 1833, & Cagliari, sous le titre de C popolari deHo Sor-
degna, ne contient presque rien de vraiment populaire. H en est de même
des Can jMpotoW d~ c!cmtct poeM sardt, de'l'abbé Tommaso Pischcdda,
un vol. in.4", Sass ~i, 1854. Comme le titre l'indique, ce sont des ex-
traits des poètes classiques, popularisés par leur mérite, plutôt que des
chants populaires. Les Canzoni popolari o~ta Raccolla de' Poesie JTemptM~
un vol. in-8", Sassari, 1859, se restreignent à un seul dialecte, celui de
Tempio, et contienncut beaucoup Je poésies qui ne sont pas populaires. Il

tngrat pécheur

Que je suis I

Je reconnais, je confesse mes fautes,
Pitié, Seigneur!

Donnez-moi, Seigneur, mon Dieu,
Un cœur boa et saint,

Qui pleure tant et tant

Que toute tache s'efface

De ce cœur coupable (i).

Seigncur!piti6

De ce pauvre malheureux

Enseveli au plus profond

De l'abime de perdition 1

Tendez-moi la main,

Écoutez-moi, Seigneur, mon Dieu (2).
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