liels qui les caractérisent. (!e n'est point la une thèse neuve, mais lu preuve dont je l'appuie est nouvelle et ne me paraU pas sans importance. Du dialecte sarde aux chants populaires de la Sardaigne, quelleque soit la différence des sujets, la transition est naturelle. Car si l'un nous montre la langue telle que l'instinct la crée, avant que les littérateurs ne la nxcnt et que tes grammairiens ne la règlent ou ne la déforment, les autres nous font voir la poésie sous sa première forme et dans sa première ileur, telle qu'elle jaillit d'Ames incultes et ardentes, avant que l'art ns l'épure ou ne la refroidisse. La langue et la poésie sont les deux. manifestations à la fois les plus spontanées, les plus inti- mes et les plus complètes de la nature d'un peuple. La partie philologique de ce volume ne s'adresse peut-être pas aux mêmes lecteurs que sa partie littéraire. Mais j'ai pensé que ceux qui reprocheraient à la première d'être trop aride, me vengeraient de ceux qui trouveraient la seconde trop fri- vole, et c'Mt ce qui m'a engagé les réunir.