DIALECTE SARDE 12 fies plus rapidement que le latin littéraire sous l'in- fluence de causes plus énergiques et s'étaient déjà radicalement transformés, lorsque celui-ci conservait encore comme langue écrite une apparence de nxité et dévie. v L'examen attentif des textes sardes du huitième et du neuvième siècle, nous montre que la langue dans la- quelle ils sont écrits, sauf quelques nuances de pronon- ciation et quelques permutations de lettres, est la même que celle qu'on parle de nos jours dans le Logudoro. On trouverait difficilement je crois un autre dialecte qui, dans l'espace de onze centa ans, ait subi aussi peu de changements. Il n'en a pas été de même dans le quo, serait des plus importants. Qui se serait attendu, en effet, à voir un Sarde du dixième siècle nous dire que la langue qu'il parle n'est tien autre, sauf quelques modineations introduites par le temps, que le latin rustique, et qui aurait pu penser que nous trouverions ainsi, dans un texte si voisin de l'origine des langues romanes, la confirmation histori- que de nos idées sur cotte origine? L'opinion traditionuellu des Sardes sur la formation de leur dialecte serait encore clairement exprimée dans le passage suivant de Gavino di Marongiu, qui aurait écrit, en 1414, en parlant du roi de Sardaigne, Gia!etus (Gialetus règne de 687 à 722.) < Pcrtalcho nae fato molli cossi (cose) bene una cum li di ti fradeli de logi o studio e arti, e apecialimonto eciam de coso sarde e a dalo ~rotna<
<' articuli noct a la /utau che ante erano a (orma de rM~tco
~e «o coKa H dili ar< Cu passage est extrait d'un manuscrit inédit,
wra publié, ainsi que le précédent dans les P~a~ene, codici << /b~
~~«CM J'~irborcft, par M. P. Martini. Ne connaissant ni les textes ni lus
manuscrito dont ils sont tirés, je ne saurais me prononcer sur leur au'?i-
~itc; tm~ j\noue qu'ft )'ttor< je serais dispose un douter.