DIALECTE SARDK :<: Dans les siècles suivants, les textes deviennent assez nombreux pour qu'il ne soit plus nécessaire d'en faire une mention spéciale. En examinant avec soin et en comparant entre eux ces différents textes, on voit que dès le huitième siècle le dialecte sarde était tout formé. Dans la lettre pas- torale de 740, la construction latine a déjà fait place a la construction romane. Les désinences ont été rempla- cées par des prépositions. Le futur a pris la forme com- posée qui caractérise la langue. L'article est né et se montre tantôt sous sa forme dénnitive, tantôt encore enveloppé dans le pronom (1). En un mot, le dialecte a dès lors tous ses caractères distinctifs. tous les carac- tères particuliers aux langues romanes et comme il n'a encore subi aucune influence étrangère, il est clair qu'il n'a pas emprunté au dehors ces caractères, qu'il les a tirés de son propre fonds, qu'ils étaient contenus en germe dans le latin et qu'ils en s. ont sortis naturel- lement par suite d'une simple évolution organique. Il y a du développement -isolé et local du dialecte sarde un exemple curieux. crira les manuscrits, racontera l'histoire de leur découverte, discutera leur authenticité, et commentera successivement chacun des textes en faisant ressortir l'importance des reuseignements historiques qu'ils four. nissent. La première partie de ce travail, aussi important que djiHciie, vient de p~Mttre. ( Cagliari, Timon, 95, p. grand in-4*. ) Elle contient l'introduction. La seconde parattra au mois de mai 1864. L'ouvrage aura quatre parles. (I) Sous ce rapport la chronique du siècle suivant parait moins avancée, car l'office de l'article y est toujours rempli par le pronom, diSéronce im- portante quoique minutieuse, mais qui est due peut-être uniquement soit dans l'un, aoit dans l'autre texte, à l'inintelligence des copistes.