!)!ALECTI:S.\tUn: ai '0 de la langue, sunt beaucoup moins importants que les textes précédents, car ils se renferment dans un cercle d'idées, et par conséquent de mots, qui est fort étroit et ils reproduisent toujours les mêmes formules tradition- nelles et les mêmes termes de chancellerie. Entre le douzième et le quatorzième siècle se placent deux frag- ments de chroniques (1). Au quatorzième siècle, nous rencontrons le monument le plus important de l'histoire de Sardaigne, la Carta de Logu, qui après avoir été d'abord la Charte de l'un des judicats de l'île, devait être plus tard et est restée presque jusqu'à nos jours le Code de l'île entière; un sonnet anonyme; trois sonnets et un long poëme rimé, de Torbeno Falliti enfin un poëme en l'honneur d'Ugo V, divisé en quatre chants et composé de deux mille cinquante-huit vers. Au quin- zième siècle, nous trouvons une poésie de Costantino de Tola, l'histoire d'Éléonore d'Arborea de G. Cubello, et lés règlements de Nicole Doria, relatifs au port et à la douane de Castel-Sardo dont il était seigneur (2). deux ont écrit des vers italiens et seraient, ainsi, les deux plus anciens poëtes italiens connus. Les vers de Lanfranco ont été publiés et commen- tés par M. Pillitu. (Poeaie italiant de! «cofo X/f, appar< a Lanfrancu
de Do~Kco. Cagliari, 1859, in-8*. ) Ceux de Bruno de Thoro, encore iné-
dits, seront publiés très*prochainement par M. Martini. Les vers de Lan-
franco et ceux de Bruno se trouvent dans deux des manuscrits que la
Bibliothèque de Cagliari a acquis récemment et dont j'ai parlé plus haut.
Je n'ai pas besoin d'en signaler l'importance pour l'histoire de la langue
et de la littérature italiennes.
(1) Ces fragments de chroniques font partie de cahiers manuscrits du
quinzième siècle; ils sont déposés à la Bibliothèque de Cagliari, avec la
version manuscrite de M. Pillitu. M. Martini a bien voulu me communi-
quer l'original et la version.
(2) Tous ces textes vont être publiés, par M. Pietro Martine sous le ti-
Ire de Per~amfne Codici e fogli cartacei di Arborea. M. Pietro Martini dé-