DIALECTE ~HDH
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le continent italien, le peuple, au huitième siècle,
n'avait pas eu encore l'occasion de sortir de l'ombre.
La voix, la langue, qui retentit dans l'histoire, est
celle des classes de la société qui ont mis la main dans
les événements.
A partir du huitième siècle, la série des textes sardes
n'est plus interrompue. Au neuvième, nous en trouvons
un plus importante à beaucoup d'égards, que la lettre
pastorale de 740. C'est le fragment d'une chronique ré-
digée par un Sarde qui avait été emmené prisonnier en
Palestine, et qui, de retour en Sardaigne, écrivit, par
ordre du roi, le récit des invasions dont il avait été
témoin avant sa captivité (1). Nous avons encore du
neuvième siècle une poésie de Gitilino Corya d'Ollolai.
Le onzième nous fournit une proclamation de Saltaro,
juge de Gallura (2). Du douzième, nous avons des poé-
sies inédites de Bruno de Thoro (3), qui a laissé aussi
des vers italiens (4); du treizième, une proclamation d'Ot-
toccorre, juge de Gallura, et des diplômes, des dona-
tions, des actes publics ou privés qui, sous le rapport
(1) Cette Chronique a encore été publiée par M. Pietro Martini, qui a
rendu do si grands services aux études historiques dans son pays. Testo
di due codici cartacei d'Arborea de! secolo XF, Cagliari. Timon, 1856. Le
texte, qui avait été dénguré par d'ignorants copistes, a été restitué avec
une habileté ali-dessus de tout éloge, par M. Pillitu, employé aux ar'
ohives de Cagliari.
(2) Publié par M. Martini, Ptr~anteno d'~r6ot-M, 1846.
(3) Conservé en manuscrit & la Bibliothèque de Cagliari et déohinré par
M. Pillitu. Tous ces manuscrits, et plusieurs autres que M. Martini a bien
voulu mettre à ma disposition, ont été acquis par la bibliothèque do 1845
à 1863. et étaient, avant, complètement inconnus.
(4) Bruno de Thoro de Cagliari a vécu, ainsi que Lanfranco de Bolasco,
de ('cnct., a la cour de Constantin I", juge d'Arborea, mort en 1127. Tous