))!ALKCT!:?-t:t)!: :< 3 de désinenceslatines et leur a substitué des prépositions et des conjonctions qui, pour la forme, se rapprochent beaucoup des prépositions etdes conjonctions italiennes. Enfin, comme les autres langues romanes, il a rejeté les suffixes e, iter, ice, qui servaient ordinairement au latin pour former ses adverbes, mais qui, n'étant pas accentués, n'établissaient pas entre l'adjectif et l'ad- verbe une distinction assez sensible à l'oreille, et il a remplacé ces suffixes par le mot, mente, qui est natu- rellement accentué, et qu'il ajoute au féminin des ad- jectifs. IV Tel est, dans ses traits généraux, le dialecte sarde. Dans la construction de son vocabulaire et dans les lois de sa grammaire, il se comporte comme toutes les au- tres langues romanes. Il a donc dû naître dans les mêmes circonstances, traverser les mêmes phases, obéir aux mêmes lois de formation. Le point essentiel, dans l'histoire de cette formation, est de savoir où les langues romanes ont pris les carac- tères qui les distinguent du latin. D'où viennent au dialecte sarde ces caractères ? Les a-t-il empruntés aux idiomes germaniques? Directe- ment, ce n'était pas possible; car la Sardaigne, séparée du continent italien par la mer, n'a pas été, comme l'I-