nt.\L!:C'H-; ~A1:UH 32 Le conditionnel, qui manque en latin et qui existe eu sarde, comme dans toutes les langues romanes, y a pris une forme analogue à celle du futur, et se compose avec l'imparfait des verbes devoir et avoir. Je mangerais, se dit dia ~c~ï~e~, dans le dialecte du Logudoro, et ~tM a pappai, dans le dialecte méridional. 'Cette forme analytique du futur et du conditionnel est très-ancienne et remonte à l'origine de la langue. Le texte de 740, que j'ai déjà cité, en fournit des exemples (1). Le passé défini, qui manque en latin, existe en sarde comme dans les autres langues romanes; par contre, le passé indéfini manque dans le dialecte méridional. Dans le sous-dialecte parlé en Barbagia (2), l'impératif se forme à l'aide d'un auxiliaire. On ne dit pas beni, viens mais a benner. Dans toutes les autres parties de sa grammaire, le dialecte sarde est conforme aux langues romanes. H ne tire pas directement, comme le latin, le compa- ratif du positif, à l'aide d'une flexion il le compose avec le positif et les adverbes~ïM,MMï?ïCM. Quant au su- perlatif, il ne l'a pas décomposé comme le français; il l'a conservé, comme l'italien, sous la forme syntbétique qu'il avait en latin, et le tire du positif à l'aide de la terminaison, ssimu ~?MM prudentissimu, saluber- rimu. Comme les autres langues romanes, il a perdu le neutre comme elles, il a supprimé un grand nombre (1) Et ipsu premiu qui Aa< a dari in su chelu. La récompense qu'il don- nera dans le ciel. (2) District montagneux du Logudoro.