niALEU'i'Ë SARDE 3C se sert d'un plus grand nombre d'auxiliaires, et y a re- cours dans un plus grand nombre de cas. Les auxiliai- res ordinaires dans les langues romanes sont être et avoir (1); le sarde y joint devoir et tenir, dovere et tennere. On sait que ces auxiliaires existent également dans les langues germaniques ;qui ont M~eM, M~HpTï, müssen, et dans l'anglais qui a ~aM et M~M. En latin le futur se formait à l'aide d'une flexion mais on se servait quelquefois du verbe ~o~'e joint aux infinitifs, pour indiquer l'intention ou l'obligation d'exécuter, dans un temps futur, l'idée exprimée par ces infinitifs. De là, à l'idée d'employer le verbe ~6ere ioint aux innnitiis pour marquer ~e futur, la transition était naturelle; elle eut lieu. Le futur, dans les langues romanes, ne se forme pas, comme on pourrait le croire, a l'aide d'une simple flexion ajoutée au radical. Il se compose de l'infinitif des verbes suivi du présent de l'indicatif du verbe ~ aimera, aimer-as, aimer-a,
romanes aient emprunté l'idée des auxiliaires aux langues germaniqnes.
En effet, jusqu'au huitième siècle et même au delà, il est très-rare do
trouver des verbes auxiliaires en tudesque ( J: Grimm. Deutache Gram-
tnn ), tandis que dès le sixième et le septième siècle, on trouve MM et
7«!&ere dans le latin, employés fréquemment avec une fonction analogue
à celle des cuxiUaires êtro et avoir. M. de Chevallet (~M.) a fort bien
fait remarquer aussi que eM< servait d'auxiliaire on latin dans les verbes
passifs, pour plusieurs temps. Le rôle joué par l'auxiliaire Ctre dans les
langues romanes, n'a été qu'une extension du rôle que jouait c en latin;
quant à ~ot il était souvent employé dans les meilleurs auteurs latina
avec un participe passé, dans des cas assez analogues a ceux ou nous em-
ployons le verbe avoir. Domitas A libidines. Cicéron de Ora<. (L. I,
C. XLIII). Cur hoc nomen in advorsariis Aa&p!w? Cic. rrc
(XL VI), etc.
(~ VoycK ptu~. !ojn ce que je dis du va)aqnc.