DIALECTE SAI:t)K 2!' qu'ils sont joints à un adjectif et le précèdent immédia- tement, il dit co~ mannu, mani longu. Les substantifs et les adjectifs, qui ont ainsi, sauf ces rares exceptions, une forme constante à tous les cas, prennent une forme différente suivant les nombres. C'est l'S qui en sarde comme en français est le signe caractéristique du pluriel. Laxdésinence la plus habi- tuelle est pour le singulier u, et a, pour le pluriel os et as. Le pluriel dérive incontestablement de l'accusatif pluriel latin. Le singulier pourrait venir du nominatif singulier latin par la suppression de la consonne finale S, M, qui avait lieu fréquemment, comme nous l'a- vons vu, dans l'ancien latin. Cependant je crois plutôt qu'il vient comme dans les autres langues romanes de l'ablatif en 0 par la permutation, très-justifiable, de l'O en U (oM). La dérivation de l'ablatif est évidente dans les noms en amine dont la terminaison était a?M~ en latin et devient ame en italien Ossamine, Bestia- mine. La dérivation du génitif est rare. Il y en a pour- tant des exemples ~vb~a~n~, nous, de nostrorum; Bosaturus, vous, de vostrorum J~Mcro, leur, de ipso- rum. Relativement aux verbes, le dialecte sarde diffère du latin en ce qu'il emploie des auxiliaires au lieu de flexions pour former certains temps à l'actif et au pas- sif. (1) H diffère des autres langues romanes en ce qu'il (1) Dans son Origine et /bnna<«m /a tondue /ra)t~tM, Imprimerie
impériale, t. III, 2' édit., 1858, page, 241 ot suiv. M. Atbin de Chcva!!ct
a très-bien démontré que a priori, il n'est pas admissible que les langues