niA!~CTKSAt:UI: ~7 i seulement il ne le tire pas, comme le français, l'ita- lien et l'espagnol, du pronom latin ille. L'article sarde est au singulier su, sa, et au pluriel sos, sas. Les textes sardes du huitième et du neuvième siècle, nous le montrent en voie de formation, tantôt déjà dégagé, du pronom tantôt encore confondu avec lui, et prouvent qu'il est dérivé du pronom tp~p. (1) Cette dérivation paraît contraire à la règle en vertu de la- quelle la syllabe accentuée des mots latins se conserve dans les dérivés sardes. Car la syllabe accentuée dans ipse devrait être !p. Mais je ferairemarquer que s'il y a là anomalie, cette anomalie est commune aux autres langues romanes qui ont tiré leur article du pronom ille. En effet, si la forme ordinaire de leurpro- nom personnel, il, egli, ella, elle, est tirée de la syllabe initiale de ille, c'est la syllabe finale de ce même ille, qui a donné naissance à leur article le, ~o, la. Etj'ajou- terai que l'anomalie n'est peut-être qu'apparente. Car on trouve dans les comiques latins la première syllabe de ille, illa, illum, comptée comme brève, on la voit même disparaître dans la composition de ellum, ellam pour en ï~MMt, en illam; on rencontre fréquemment ste, sta, sti, pour iste, ista, isti, et par conséquent on peut (1) Et ipsu premiu qui hat a dari in su che!u. (Lettre pastorale de 740, en sarde.) Et de tempu de tp~M noraxc filiu sunt norakes kl sunt in ipsa insutft pro sno nomine, ki erant de post locos de orationes ad sole et sepulchros de patres et capos de ipsos pastorcs et sacerdotes ad moro de ipsos
Egyptios.
(CAron Mf~< du t! ~t'f.)