Home Plain text
Text mode Audio mode
page 25 (screen 30 of 375)
Next page Previous page  
  Last page First page


DIALECTE SAUDH

?5

A côté de ces sons étrangers, il y en a d'autres
dans le sarde qui appartiennent à l'ancien latin, que
les soldats et les colons romains apportèrent dans leur
patois au moment de la conquête, et qui restèrent dans
les dialectes provinciaux, tandis qu'ils s'adoucissaient
et s'effaçaient dans le latin littéraire. Ainsi, contraire-
ment à la tendance qui change les fortes en faibles, il
y a un certain nombre de mots qui ont conservé un B
le latin a mis un V. Bacca, Belu, 2?eMfM, par exem-
ple pour Vacca, Velum, Ventum, doivent être consi-
dérés comme des formes antiques datant de l'époque
les Romains n'avaient point assoupli leur rude idiome,
et peut-être, comme les Grecs, n'avaient point encore
le V dans leur alphabet.

ITnnn, contrairement à ce qui a lieu dans tous les
autres dialectes italiens, le sarde conserve souvent à
la fin des mots l'S et le T latin Fizas, Corpus, Mire-
mus, Flores, Est, Istimat, Finit (1).

Les quelques permutations de lettres qui, dans le
dialecte sarde, ne s'expliquent ni par le maintien de
l'ancienne prononciation ni par la tendance à adoucir
les sons, si elles ne sont pas des exceptions, s'expliquent
par l'analogie. Si l'L se change en R et en D, et réci-
proquement si le D se change en L, ~4?~M pour Alto,
Daxare pour Laxare, n'est-ce pas parce que les sons
représentés par ces trois lettres sont souvent très-voi-
(1) Ces règles, ainsi que les suivantes, quand elles ne sont pas com-
munes & tous les dialectes sardes, s'appliquent spécialement au dialecte
logudoifse, qui doit être considéré comme le type de In langue.
Text mode Audio mode
page 25 (screen 30 of 375)
Next page Previous page  
  Last page First page
Home Plain text