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~4 DIALECTE SAt{!)I:

les deux D correspondent aux deux LL italiens .~MM-
TtecMM et dans quelques mots le D simple est précédé
d'un N Comandu, Comando. Les Siciliens prononcent
le double D de la même façon. Dans un grand nombre
de cantons du Logudoro, leC et le G précédés d'un S,
d'un L ou d'un R, comme dans Pascha, jMarcM, ~4~,
Za~~esc, ont un son analogue au chi grec ou à la
Jota espagnole. Dans quelques autres, àBitti, à Nuoro,
à Oroteddi, 07' prononce le double T comme un Thêta,
quand ce double T n'existe point dans le radical latin
Rattu, Ramo, Ramus; Matta (ventre). Le C initial est
souvent aspiré. Cette aspiration est vraisemblablement
un héritage des Étrusques; car elle existe en Toscane
dans les syllabes ca, co, cu Capitale, si C~ro, et plus
d'un provincial l'introduisait dans la prononciation
latine, comme nous l'apprend l'épigramme de Catulle

Chomoda dicebat, si quandû comoda vellet,
Dicere et / Arrius insidias.

Dans le dialecte méridional, le C initial, lorsqu'il est
précédé d'un mot finissant par une voyelle, prend le
son d'une sorte d'X aspiré. Ce son est assez difficile à
émettre pour que les Sardes en aient fait un jour, dans
un soulèvement, un signe de reconnaissance pour leurs
nationaux. Tous ceux qu'on soupçonnait d'être étran-
gers devaient prononcer le mot Ciciri (pois chiches), et
s'ils s'en tiraient mal, étaient regardés comme Pié-
montais.
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