t)!AH:CTH':ARDK tard comme vulgaire (1). La. suppression de la con" sonne initiale est plus remarquable. Elle n'est pas rare en Sarde dans les mots qui commencent par un B, un V pu un D, lorsqu'ils sont précèdes d'un mot finissant par une voyelle, ~a consonne supprimée est alors rem- placée par une légère aspiration, on dit .P~M 'Oc pour bellu Boe; sa 'Este pour sa Veste; sa 'Omu pour sa DomM; ~M 'Inari pour su Dwccrx (2). L'aphérèse n'est pas rare dans les autres idiomes romans, mais elle porte presque toujours sur une voyelle. L'italien dit ?'<°M<ï de are?ïa; le français, boutique de c~o~cca. En napolitain elle produit des formes plus remarquables. Elle amène très-souvent, par exemple, la suppression de Ti devant l'n, 'Ngiuria pour Ingiuria. coté de la tendance novatrice qui s'est exercée de la façon que nous venons d'exposer, il y a eu dans la for- mation du dialecte sarde la tendance conservatrice qui souvent a eu des effets tout opposés, et s'est manifestée surtout par le maintien dans la nouvelle langue de sons étrangers, rudes et sifflants. On sait que rien ri'est plus persistant chez un peuple et plus difficile à déra- ciner que les habitudes de sa prononciation. Quand une nation est conquise, lors même qu'elle adopte complé- (1) Quod suhrusticum videtur, olun autom politius, postromaoi Uter~ Jotrahebant. ltcl enim JoquebaQtur: qui est QtHn<6u princeps; vita illa ~nu, etc. (Cic.) (2) Dinari, en italien Dauaro (argent), du latin Denatium. On remar- iera que je choisis autant que possible pour exemples, les mots qui ont me forme analogue en italien, en latin et en sarde, et qui sentie plus ai- iëment intelligibles au lecteur français sans le secours d'une traductiou.