DIALECTE ëAKDK 2" est devenue Glio, Gno en italien, le sarde met quelque- fois Z. Oleum fait Oglio, en italien, 6~en sarde; Filius, Figlio, FYxM; Balneum, Bagno, Banzu. D'autres fois le sarde au lieu du G italien redouble l'L Palea, Paglia, ~c~; Mulier, Moglie (anciennement Mogliere), Mul- ?~, en quoi il reste beaucoup plus voisin du latin. La tendance générale à adoucir les sons se manifeste encore par plusieurs permutations de lettres. L'L, précédé d'une consonne, se change souvent en I, comme en italien et à peu près dans les mêmes mots Plus, Più, Pius Flumen, Fiume, Fiumen.. Ce qui est plus remar- quable et plus particulier à la langue sarde, le C, le G et le Q se changent quelquefois en B, soit au commen- cement, soit dans le corps des mots Cultellus, Coltello, .Z?MMc?M; Cattus, Gatto, jSa~M; Lingua, ~?MJ9o; Acqua, aBBa; Quatuor, Quattro, ~«or. Lorsque deux con- sonnes différentes se suivent dans le corps d'un mot, la première tend à devenir semblable à la seconde. Ainsi L précédé d'un R devient R. En italien on dit Ciarla, en sarde Ciarra. N précédé d'un R devient R. Du latin Inferi, Infernus, l'italien tire Inferno et le sarde In- /e?TM. R précédé d'un S se change quelquefois en S Dorsum, Dorso, Dossu. Le dialecte sarde ne se contente pas de changer les consonnes fortes en faibles; il tend à supprimer cer- taines consonnes, à multiplier les voyelles et à les ac- coupler, et c'est là la seconde tendance générale qui a présidé à ,Ia formation de son vocabulaire. Cette ten- dance, loin d'être contraire, est conforme à la pre-