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rassé pour déterminer à laquelle d'entre elles certains
mots romans se rattachent. Parfois même on est en
face d'une difficulté plus grande, car on ne connaît pas
ou on connaît à peine les langues formatrices; et igno-
rant par conséquent la forme primitive du mot géné-
rateur on ne peut le suivre dans ses transformations.
C'est ce qui arrive pour le français. Il n'y a guère
qu'une centame de mots celtiques qui nous aient été
conservés et lorsqu'on veut rattacher un mot français
à un radical celtique, on est obligé de rechercher ce
radical dans le gaëlique, le kymrique ou le bas-breton,
et nécessairement, dans ces idiomes dérivés, on ne l'y
retrouve plus que sous une forme secondaire et al-
térée.

Même dans les mots sardes dont l'origine latine
est évidente, il n'est pas aisé, à cause de l'incertitude et
des variations de l'orthographe, d'expliquer toujours
systématiquement, la permutation des lettres. L'ortho-
graphe est une représentation conventionnelle des sons.
Or, souvent cette représentation varie beaucoup avec
le temps pour les mêmes sons de la même langue. On
écrivait autrefois Dieu, Diex yeux, yc~ beaux,
beax soeur, suer <– autre, ec~'e, et aujourd'hui en-
core, bien que la langue française ait une orthographe
uniforme, elle a des façons fort différentes de figurer
des sons identiques et des manières très-différentes de
prononcer les mêmes lettres. A plus forte raison en
est-il ainsi du dialecte sarde. Comme il a été peu écrit,
que sa grammaire et son vocabulaire. n'ont été dressés
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