))L\LECTE SAt:!)E 17 2 rassé pour déterminer à laquelle d'entre elles certains mots romans se rattachent. Parfois même on est en face d'une difficulté plus grande, car on ne connaît pas ou on connaît à peine les langues formatrices; et igno- rant par conséquent la forme primitive du mot géné- rateur on ne peut le suivre dans ses transformations. C'est ce qui arrive pour le français. Il n'y a guère qu'une centame de mots celtiques qui nous aient été conservés et lorsqu'on veut rattacher un mot français à un radical celtique, on est obligé de rechercher ce radical dans le gaëlique, le kymrique ou le bas-breton, et nécessairement, dans ces idiomes dérivés, on ne l'y retrouve plus que sous une forme secondaire et al- térée. Même dans les mots sardes dont l'origine latine est évidente, il n'est pas aisé, à cause de l'incertitude et des variations de l'orthographe, d'expliquer toujours systématiquement, la permutation des lettres. L'ortho- graphe est une représentation conventionnelle des sons. Or, souvent cette représentation varie beaucoup avec le temps pour les mêmes sons de la même langue. On écrivait autrefois Dieu, Diex yeux, yc~ beaux, beax soeur, suer <– autre, ec~'e, et aujourd'hui en- core, bien que la langue française ait une orthographe uniforme, elle a des façons fort différentes de figurer des sons identiques et des manières très-différentes de prononcer les mêmes lettres. A plus forte raison en est-il ainsi du dialecte sarde. Comme il a été peu écrit, que sa grammaire et son vocabulaire. n'ont été dressés