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DIALECTE SARDE

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mème du mot. Il n'y a pas d'exception, et si l'on croit
parfois en apercevoir, c'est qu'on ignore la vraie forme
latine d'où le mot sarde est immédiatement dérivé.
Cette forme, en effet, est loin d'appartenir toujours
au latin littéraire; le plus souvent elle est intermé-
diaire et transitoire, et ayant été peu ou point écrite,
elle ne nous est pas parvenue. L'accent, dans le dialecte
sarde, est à peu près le même que dans les mots'ita-
liens correspondants. Le plus souvent il porte sur la
pénultième ou l'antépénultième, quelquefois sur ?a.
dernière syllabe mais ce dernier cas est rare et se
présente seulement si le mot est étranger et d'impor-
tation moderne ou s'il y a eu apocope, c'est-à-dire
suppression de la dernière syllabe du mot latin.
La règle de l'accentuation fournit ainsi un moyen de
remonter à la syllabe accentuée des radicaux. Pour
saisir sur le vif la formation de la langue, il reste à
savoir comment les syllabes non accentuées se sont
modinées en passant de la langue-mère à la langue
dérivée. Pour cela il faut d'abord connaître les radi-
caux. C'est un point très-délicat et très-difficile. Il
n'est pas de langue romane, en effet, à la formation de
laquelle plusieurs langues n'aient concouru. Or, le plus
souvent ces langues formatrices, appartenant égale-
ment au groupe aryen, tiennent du sanscrit un grand
nombre de radicaux communs, et l'on peut être embar-
contraction a lien le ptus i'rcqttCtumcnt et le plus complètement. Mais e!
c~t ~cuvent postérieure a lu première période de !a formation de !a langue.
En stirdc cotnin? en itaHcn, nette contraction CRt fort rare.
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