DIALECTE SARDE 16 mème du mot. Il n'y a pas d'exception, et si l'on croit parfois en apercevoir, c'est qu'on ignore la vraie forme latine d'où le mot sarde est immédiatement dérivé. Cette forme, en effet, est loin d'appartenir toujours au latin littéraire; le plus souvent elle est intermé- diaire et transitoire, et ayant été peu ou point écrite, elle ne nous est pas parvenue. L'accent, dans le dialecte sarde, est à peu près le même que dans les mots'ita- liens correspondants. Le plus souvent il porte sur la pénultième ou l'antépénultième, quelquefois sur ?a. dernière syllabe mais ce dernier cas est rare et se présente seulement si le mot est étranger et d'impor- tation moderne ou s'il y a eu apocope, c'est-à-dire suppression de la dernière syllabe du mot latin. La règle de l'accentuation fournit ainsi un moyen de remonter à la syllabe accentuée des radicaux. Pour saisir sur le vif la formation de la langue, il reste à savoir comment les syllabes non accentuées se sont modinées en passant de la langue-mère à la langue dérivée. Pour cela il faut d'abord connaître les radi- caux. C'est un point très-délicat et très-difficile. Il n'est pas de langue romane, en effet, à la formation de laquelle plusieurs langues n'aient concouru. Or, le plus souvent ces langues formatrices, appartenant égale- ment au groupe aryen, tiennent du sanscrit un grand nombre de radicaux communs, et l'on peut être embar- contraction a lien le ptus i'rcqttCtumcnt et le plus complètement. Mais e! c~t ~cuvent postérieure a lu première période de !a formation de !a langue. En stirdc cotnin? en itaHcn, nette contraction CRt fort rare.