LETTRES 54 mère lettre, que la chose étoit inutile, et qu'il alloit lui-même vous envoyer quelque bonne nouvelle. Je ne sais s'il aura exécuté sa promesse, parce qu'il y a depuis ce temps de grandes affai- res. Maintenant que les choses sont en meilleur état, je lui en écrirai, et je saurai le tout. Si je suis resté jusqu'à présent sans avoir ter- miné les objets qui vous concernent et que j'ai apportés avec moi, je vous en demande pardon. Je suis fermement résolu d'y employer tout le mois d'août prochain et de ne point faire autre chose. Soyez assuré que si mes forces sont pe- tites, du moins mon attachement à votre per- sonne est très-grand, n'ayant d'autre désir en ce monde que de pouvoir être compté parmi vos plus obligés serviteurs. Continuez-moi, je vous prie, vos bonnes gra- ces, afin que je puisse vivre content. Je vous salue très-humblement et vous baise les mains. POUSSIN. A M. DE CHANTELOU. De. Paris ce 3 eo~t t64f. Monsieur, si je n'eusse bien su les grandes aiÏaires qui, depuis quelque temps, vous ont toujours occupé, je n'eusse pas tardé jusqu'au-