LETTRES 44 l'abbaye de Cavore; et la durée du pontificat, qui surpasse déjà ce que de plusieurs centaines d'années on a vu de plus long, lui ôtant l'espé- rance d'un tel bien à venir? Si d'ailleurs il insiste sur son droit actuel, il est obligé d'ainsi faire parce que s'il méprise une grace à lui faite, si pleine d'affection et de bonne volonté du Pape, lequel, après l'avoir honoré, joint des paroles telles qu'il en demeure obligé plus que par le don de l'abbaye, Sa Sainteté même pourroit avoir un juste prétexte de ne penser jamais plus à lui faire aucune grace. Je vous assure, Monsieur, que si le Chevalier del Pozzo, votre très af- fectionné, estime ladite abbaye, il estime d'au- tant plus sa réputation laquelle est en cela tellement engagée, qu'il ne peut en sortir hono- rablement que par le succès. Employez-vous donc, Monsieur, pour l'amour d'un si honnête homme, pour une si juste cause, et pour la pro- tection d'un Chevalier qui, toute sa vie, a été si dévoué serviteur de Sa Majesté et de notre Na- tion. C'est bien une vérité, que le plus grand ob- stacle qui l'empêche d'être mis en jouissance de la. provision de ladite abbaye, vient des recom- mandations faites d'ici contre lui. S'il plaît à Monseigneur de lui donner quel- que aide, il conviendra de faire que le Ministre que l'on chargera d'écrire à Turin, pour le ser- vice dudit Chevalier ct pour la recommandation de ses intérêts, en fasse prévenir M. ~/M/?cejco-