LETTRES 4~ AU MÊME. DePanB,cenJQmï64t. Monsieur, vous m'avez honoré de trois de vos lettres, dont les deux dernières sont datées des a et 5 juin. Par la première, j'ai admiré la vertu et grande hardiesse de M. de Gassion. Mais la sou~ venance que vous avez de l'affaire de M. le Che- valier del Pozzo, oblige tout le monde à croire que vous êtes le gentilhomme le plus porté à faire du bien, et à faire des graces à ceux qui en méritent. Véritablement il ne sauroit vous arriver un plus beau sujet, pour exercer votre vertu et montrer votre crédit, que celui-ci. Tout fraîchement j'ai reçu du Chevalier des lettres par lesquelles il me prie de vous faire souvenir de sa juste cause, et de vous engager à la favoriser. Vous aurez sans doute entendu ses raisons, et vous savez si Monseigneur les prend en considéra- tion. Je crois qu'il lui sembloit chose peu conve- nable qu'une pareille faveur du Pape, accordée de mouvement propre à un serviteur effectif du Cardinal son neveu, qui lui est attaché dès le commencement du pontificat et qui n'a eu jus- qu'à maintenant aucune récompense, sinon bien petite, ne reçut pas promptement son plein effet; et qu'il ne trou voit d'ailleurs aucun empêchement