ME POUSSIN. 4i dénatures. Nous ne trouvons, comme sculpteur, que M. Per!an pour modeler ce qui sera néces- saire mais on le guidera le mieux que l'on pourra, afin qu'il puisse seconder nos intentions. Cependant que l'on fera le second pont je ferai les cartons de dessus les fenêtres, afin que, in- continent le stuc fini, l'on y dépeigne ce qui est nécessaire. J'ai espérance que l'oeuvre se fera tôt et à peu de frais; je crois aussi qu'elle ne sera pas ingrate quand il y en aura une partie d'ac- complie, je vous écrirai l'effet qu'elle fera. Bien- tôt je vous enverrai la pensée du frontispice de la grande Bible. Je vous écrirai désormais toutes mes actions, afin que vous voyiez si je m'applique diligemment à m'employer aux choses que Monseigneur attend de moi. J'ai été aujour- d'hui avec M. de Chambrai et le sieur Le Clerc au noviciat des Jésuites, pour voir ce que l'on pourrait faire pour amender le bas-relief que l'on a fait des armes de Monseigneur. J'y appor- terai ce qui sera de mon possible, et joindrai mes petites forces avec celles dudit LeClerc, s'il en est besoin, afin que Monseigneur reste servi nous vous enverrons quelque pensée à ce sujet. Cependant je vous supplie dc~ me continuer l'honneur de vos bonnes graces, afin que je vive content, priant Dieu qu'il vous rende, mon- sieur, le plus heureux de tous les hommes. Votre plus humble et obligé serviteur, POUSSIN.