LETTRES 4o toient attachées avec la peinture en telle façon que particulièrement le champ et les cheveux ont été ruinés. La faute aura pu être commise pre- mièrement à Paris, là où la caisse a demeure huit jours; et ensuite ceux de Lyon et de Rome en auront fait de même. J'ai voulu vous le man- der, afin qu'en envoyant quelque chose à vos amis, vous ne vous fiiez pas à des personnes qui ne portent respect au nom de Monseigneur De Noyers, non plus que si ladite chose avoit été envoyée par une personne des plus ordinaires. M. Francesco Angeloni attend la résolution, touchant la dédicace de son Livre, d'autant plus ardemment que l'on sait à la cour de Home l'oc- casion qui l'empêche de le publier, et que cha- cun attend ce qu'un si long retard pourra en- fanter. Il désireroit fort que l'affaire se conclût au plus tôt, car autrement il lui faudra prendre un nouveau parti pour publier ladite oeuvre. J'ai entendu qu'il prétendroità environ mille écus, mais je crois que deux cents pistoles accommo- deroient toute son affaire. Je vous supplie, ~Ion- sieur, d'en écrire un mot, afin que ce galant homme sott hors de peine. Je vous supplie aussi de me faire savoir si vous continuez à taire dessiner le sieur Errad, comme le sieur J. An- geloComino,qui vous baise les mains. Quant a moi, je travaille continuellement au tableau de Saint-Germain. J'ai ordonné le compartiment de* la galerie, et j'en ai donne les profils et mo-