Dt:POUSStN. 2t tres plus peinantes; et néanmoins je conclurai toujours de la même manière, c'est à savoir que je partirai, et que j'irai à la première commodité, en même état que si on voulait me fendre par la moitié et me séparer en deux. Il est donc vrai que j'ai grande volonté de mettre à effet ma promesse; mais d'un autre côté, je me trouve retenu et empêché par certains malheurs qui semblent proprement me vouloir empêcher d'ac- complir mon dessein. Mon misérable mal de car- nosité n'est point guéri, et j'ai peur qu'il ne faille retomber entre les mains des bourreaux de chirur- giens devant que de partir; car de s'acheminer par un long voyage et fâcheux avec telle mala- die, ce seroit aller chercher son malheur avec la chandelle. Je ferai donc ce qui sera en ma puissance pour guérir, et ensuite partir. Du reste, fasse Dieu, ce qui me doit arriver m'arrivera. Je ne vous écrirai autre chose pour maintenant; mais sûrement je vous ferai savoir ma disposition. Votre très-obligé serviteur, POUSSIN.