DE POUSSIN. tt ieriez aussi un grand plaisir, si vous pouviez sa- voir à quoi l'on m'y veut employer, et quel des- sein a M. de Noyers de iaire rechercher dans ce pays ici tant de peintres, sculpteurs, et archi- tectes mais je ne voudrais pas qu'un autre que vous sût ma curiosité. Les choses que vous me demandez,comme l'azur et les autres choses, je vous les porterai, Dieu aidant. En la lettre que M. de Noyers m'a écrite, touchant mes conditions, il en a oublié une qui est principale; car outre le voyage et les gages, il ne parle point du paiement de mes oeuvres. Je crois bien qu'il l'entend ainsi mais étant resté en doute, je n'oserais en parler qu'à vuus seul. C'est pourquoi je vous prie dé tout mon cœur de m'écrire secrètement, comme vous croyez qu'il l'entend. Du reste toute mon aHaire va bien, mais quand j'ai eu pense au choix que me donne ledit M. de Noyers, d'habiter à Fon- tainebleau du à Paris j'ai choisi la demeure de la ville, et non pas celle des champs, où je vivrais déconsolé C'est pourquoi vous prierez de ma part notre dit seigneur, qu'il lui plaise me faire ordonner quelque pauvre trou, pourvu que je sois auprès de vous.' Du reste, je, m'en vais mettre la main à la plume-pour remercier M. de Noyers et notre bon ami M. de Chantelou pour qui je travaille avec