LETTRjRS !0 en sortir honnêtement, comme avec tous mes amis de par deçà, désirant d'en conserver l'amitié et la bienveillance. J'en écrirai à M. de Noyers; mais je vous supplie de le prier encore, vous, d'avoir un peu de patience, et de considérer que la dé- libération mienne et ses commandements sont venus comme à l'imprévu, étant déja engagé dans les présentes afïaires. Je vous supplie au reste de me dire comme il vous semble que je m'aie à gouverner envers M. de Chantelou, touchant son tableau. Il sera fini pour la mi- caréme il contient sans le paysage, trente six ou quarante figures, et est, entre vous et moi, un tableau de cinq cents écus comme de cinq cents testons. Me trouvant son obligé mainte- uant, je désirerais le reconnaître; mais de lui en faire un présent, vous jugerez bien que ce serait des libéralités qui me séraient malséantes. J'ai doncrésolu de le traiter comme homme à qui je suis obligé:.et puis quand je serai de par~- delà, je saurai fort bien le reconnaître mieux. Accommodez donc l'affaire avec lui comme il vous semblera à propos. J'en désirerais avoir deux cents écus d'ici, faisant compte de lui en donner cent et plus toutefois qu'il fasse ce qu'il lui plaira. Car quand je lui écrirai, je ne lui parlerai d'autre chose, sinon que son tableau est fini, et qu'il ordonne ce que j'en aurai à faire, et à qui je le dois consigner, pour lui faire tenir. Vous me