DE POUSSIN. 9 PEtNTRK t)E S. M., AUX TUILERIES, PRES DU GRAND PAVILLON. Monsieur, j'ai reçu la lettre du Roi, avec celle de Monseigneur de Noyers, celle de M. de Chan- telou et la vôtre. L'une et l'autre m'ont fait connaître apertement le bon prédicament auquel vous m'avez mis avec tous; et véritablement l'honneur, les caresses et les offres que l'on me fait sont trop grands pour le peu de mérite que j'ai. Mais puisque le Dieu de la bonne fortune le 1 veut ainsi, l'on ne saurait me tant faire de bien que je ne l'endure. Je me suis donc résolu de me "partir d'ici, comme vous savez, pour aller servir mon prince. Ce que j'aurais fait incontinent le beau temps venu; mais après avoir considéré diligemment toutes mes affaires, j'ai trouvé qu'il m'est impossible de faire mon voyage plutôt qu'à l'automne prochain. Vu, outre mes autres af- faires, que j'ai trois ou quatre tableaux com- mencés, sans parler de celui de M. de Chante- lou, lesquels il faut que je finisse, étant tous pour des personnes de considération, avec qui je veux A M. LEMAIRE, DeRo février t63~.