AVERTISSEMENT. ix Ces considérations ne sont peut-être pas inutiles a placer en tête des lettres de Pous- sin, pour les faire juger comme elles ,doivent' l'être, et pour désabuser ceux qui s'imagine- roient, qu'un grand peintre doit écrire d'aussi belles choses avec la plume, qu'avec le pin- ceau. Ceci conduit naturellement à dire deux mots sur le texte et sur le style des lettres qu'on publie, et sur les légères modifications que l'impression a dû leur faire subir. Quant au texte, il est convenu que ce n'est point sur les autographes, mais sur une copie très-authentique faite d'après eux, qu'on a dû imprimer. A supposer qu'on eût possédé le texte ori- ginal, il n'y a encore aucun doute qu'on auroit été tenu d'y faire un assez grand nombre de pe- tites corrections, tout au moins du genre de celles qu'exige la netteté typographique. Mais qui ne sait qu'a l'époque de Poussin, l'instruc- tion élémentaire, celle qui dans le jeune âge s'applique soit au maniement de la plume, soit à l'enseignement de l'orthographe, étoit bien moins générale qu'elle l'est devenue depuis? On a des autographes et des manuscrits des