SÉNÉGALAISES. 49 5 oreilles, de plus fortes défenses qui sont communes aux femelles et aux mâles. Ces animaux sont nom- breux au Sénégal. Ils évitent les endroits fréquentés par l'homme. S'ils viennent aux abreuvoirs voisins des villages, c'est ordinairement la nuit, et ils se re- tirent aussitôt qu'ils ont'satisfait leur soif. Quoiqu'on voie souvent de jeunes arbres déracinés ou des bran- ches cassées par eux dans les bois, il est remarquable qu'ils ne font presque jamais de dégâts dans les cul- tures des indigènes. Elles sembleraient cependant de- voir leur offrir beaucoup d'attraits. On ne dompte pas à présent l'éléphant d'Afrique mais il paraît que les Carthaginois l'avaient soumis au service de l'homme, et l'on ne voit pas de motif pour qu'on n'en tire pas encore le même parti. Quand les établissemens de culture entrepris avec quelque succès par la France, prospéreront au Sénégal, on aura bientôt fait des tentatives qui montreront si l'éléphant de l'Afrique peut être utilisé comme celui de l'Inde. Les- défenses d'éléphans, sous le nom de ~20/ d~o~~ forment une branche de commerce dans le pays~ (3) L'Hippopotame. « Ces animaux ont le corps très-massif, dénué de