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FABLES

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plus graves y sont prononcées, comme jadis en France
contre tes prétendus sorciers. Ils étaient précédemment
condamnés à l'esclavage et vendus aux Européens
leurs biens étaient connsqués: aussi les sorciers étaient
alors très-communs sur les bords'du Sénégal; c'était,
pour la traite des noirs et pour le trésor des princes,
la source la plus abondante. Il suffisait qu'un cour-
tisan ou un ennemi dénonçât un individu, pour qu'i!
fût enlevé, souvent avec toute sa famille, et livré aux
négriers. Depuis que la traite est prohibée, on re-
marque que les sorciers sont devenus extrêmement
rares qu'en ferait le roi du pays ? ils sont démo-

/ÏC~

Les nègres auraient trop de motifs pour être fiers
de leur supériorité, s'ils ne croyaient pas aux appa-
ritions du diable et à sa funeste intervention dans les
affaires de ce monde. Aussi partagent-ils cette fai-
blesse générale, comme pour montrer encore, s'il en
était besoin, qu'ils appartiennent bien à l'espèce hu-
maine. Leur diable est cornu, fourchu, hideux, c'est
de rigueur; mais il est blanc par pari y~/cr~r.

(10) L'auditoire, avec Iu~, ch&nte, s'émeut ou rit.

La gaieté des Sénégalais est très-communicative.
` Il est remarquable qu'assez souvent leurs fables
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