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SÉNÉGALAISES.

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qu'il ne serait pas possible de les décrire. Ce spectacle
grossier a quelque chose qui répugne les sens même
en sont peu émus c'est qu'ils ne peuvent l'être for-
tement que par les prestiges de l'imagination, ou par
les douces séductions du cœur, et qu'un pareil spec-
tacle ne parle ni au cœur ni à l'imagination. Il est
vrai que les négresses ne paraissent pas y mettre
toujours les intentions dépravées qu'on pourrait sup-
poser c'est comme une habitude très-ancienne, qui
se conserve en quelque sorte innocemment dans le
pays; tellement qu'on voit des enfans de six ans
exécuter cette danse, certainement sans savoir à quoi
elle se rapporte.

Les deux sexes ne se mêlent jamais pour danser.
Les hommes se livrent. moins que les femmes à cet
exercice. Leurs môuvemens sont brusques, animés
ils imitent quelquefois les combats, quelquefois l'ivresse
ou-la- folie'; ils sont bizarres, mais ils n'ont rien
gracieux ni d'agréable.

(7) L'autre fait de la politique.

On ne croirait pas combien les nègres s~occupent
des affaires publiques, non-seulement de celles de
leur pays, mais encore de celles des peuplades voi-
sines. C*est le sujet le plus ordinaire de leurs longues
conversations. <
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