FABLES 28 Quand lancés du zénith ses feux brûlent la terre. Sous le poids accablant d'une lourde atmosphère, Tout languissait au loin dans un morne repos. Mais le soir souffle enfin d'une baleine légère, r' Et ma barque docile a glissé sur les eaux. La nature s'anime, et déjà les oiseaux S'agitent avec le feuillage; D'animaux altérés se peuple le rivage, ,Et les poissons joyeux s'élancent sur les flots. Déjà, de village en village, J'entends battre les tambourins J'entends les claquemens de mains (3) Animer la danse sauvage Et les concerts des Africains. La nuit mieux que le jour à leurs plaisirs se prête; Les nuits sont en Afrique autant de jours de fête (4) Je débarque au village, et rhospitalit~ M'accueille, me sourit d'un air plein de bonté (5). Les filles, en chantant, se livrent à la danse Leurs mouvemens lascifs sont pleins de volupté; Souvent, s'ils choquent la décence (6),