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Title : Fables sénégalaises : recueillies de l'ouolof et mises en vers français, avec des notes destinées à faire connaître la Sénégambie... ([Reprod.]) / par M. le Bon Roger,..

Publisher : Nepveu (Paris)

Publisher : Firmin Didot (Paris)

Publisher : Ponthieu (Paris)

Date of publication : 1828

Contributor : Roger, Jacques-François (1787-1849). Éditeur scientifique

Contributor : Institut national des langues et civilisations orientales (Paris). Éditeur scientifique

Subject : Contes sénégalais

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 3 microfiches acétate de 98 images, diazoïques ; 105 ẍ 148 mm

Format : application/pdf

Copyright : conditions spécifiques d'utilisation - Microformes et reprints

Identifier : ark:/12148/bpt6k1063917

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34565116w

Description : Collection : Archives des études africaines ; 5, 2

Provenance : bnf.fr

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Title : Fables sénégalaises : recueillies de l'ouolof et mises en vers français, avec des notes destinées à faire connaître la Sénégambie... ([Reprod.]) / par M. le Bon Roger,..

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FABLES

246

(10) Cependant les trésors d'Amérique et d'Asie.

Des deux petites îles qui composaient, jusque ces
derniers temps, nos étabtissenaens sur la côte occi-
dentale d'Afrique, fune~ Saint-Louis, n'est qu'un banc
de sable situé dans le fleuve, un peu au-dessus de
son embouchure; l'autre, plus petite encore, Corée,
n'est qu'un rocher aride qui s'étève à pic du sein de
la mer. Il était difficile d'y faire la moindre culture;
le jardinage s'y réduisait à des caisses de radis et de
salade. D'ailleurs, les Européens, en très-petit nom-
bre, que le commerce attirait sur ces points, ne s'y
considéraient que comme des passagers impatiens de
quitter-un pays ne pouvait les attacher aucun des
agrémens ordinaires de la vie. A mon arrivée au Sé-
négal, il ne s'y trouvait pas un arbre à fruit, pas une
plante utile, pas la moindre trace de ces richesses
végétales, qui, compagnes ndèles de l'homme civilisé,
dans tous les pays et selon les c~mats, le suivent pour
fournir à ses besoins, à ses plaisirs. Les Indigènes ne
cu!tivaient q*:c du mil, de petites faséoies et quelques
cucurbitacées; tes marais leur donnaient naturelle-
ment un peu de riz; dans les bois, des arbres sauvages
ne produisaient que des fruits d'une pulpe rare et
d'un goût âpre. J'ai conçu qu'il y aurait une gloire
vraie, une vive satisfaction à doter ces contrées des

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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