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Titre : Fables sénégalaises : recueillies de l'ouolof et mises en vers français, avec des notes destinées à faire connaître la Sénégambie... ([Reprod.]) / par M. le Bon Roger,..

Éditeur : Nepveu (Paris)

Éditeur : Firmin Didot (Paris)

Éditeur : Ponthieu (Paris)

Date d'édition : 1828

Contributeur : Roger, Jacques-François (1787-1849). Éditeur scientifique

Contributeur : Institut national des langues et civilisations orientales (Paris). Éditeur scientifique

Sujet : Contes sénégalais

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 3 microfiches acétate de 98 images, diazoïques ; 105 ẍ 148 mm

Format : application/pdf

Droits : conditions spécifiques d'utilisation - Microformes et reprints

Identifiant : ark:/12148/bpt6k1063917

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34565116w

Description : Collection : Archives des études africaines ; 5, 2

Provenance : bnf.fr

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Titre : Fables sénégalaises : recueillies de l'ouolof et mises en vers français, avec des notes destinées à faire connaître la Sénégambie... ([Reprod.]) / par M. le Bon Roger,..

Auteur :

URL de la page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1063917/f191


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SÉNÉGALAISES.

193

plus svelte que l'autre son vol est très-élève on le
rencontre par bandes de quinze à vingt.

(3) Tout fier d'avoir la peau blanche.

Des mille sottes vanités qui font honte à la raison
humaine, je n'en ai pas connu de plus ridicule, de
plus méprisable, que celle qui juge et classe les hom-
mes par la couleur de la peau. Cette extravagance,
cette étrange maladie de l'esprit européen, à laquelle
refuseront de croire les siècles à venir, ne peut être
bien appréciée que par celui qui a pu, philosophique-
ment et de près~ observer les blancs et les noirs. L'or-
gueil de la supériorité, l'esprit de la domination, se
font sentir d'autant plus brutalement qu'ils ont moins
de droit, moins d'occasion de s'exercer. Aussi les
matelots marseillais, les soldats bas-bretons, les hom-
mes les plus grossiers, les plus dépendans sont sur-
tout ceux qui abusent de ces préjugés anti-naturels.
J'ai remarqué avec un sentiment pénible que, dans
une classe plus élevée, cette manière de voir était
principalement caressée par les individus qui parlent
le plus de liberté, d'égalité politiques; comme si les
véritables principes libéraux ne devaient pas avoir
pour objet plus encore d'élever ceux qui sont au-des-
sous de nous que d'abaisser ceux qui se croient au-
Liessus plus encore de ne pas constituer des aristo-

i7

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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