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Titre : Fables sénégalaises : recueillies de l'ouolof et mises en vers français, avec des notes destinées à faire connaître la Sénégambie... ([Reprod.]) / par M. le Bon Roger,..

Éditeur : Nepveu (Paris)

Éditeur : Firmin Didot (Paris)

Éditeur : Ponthieu (Paris)

Date d'édition : 1828

Contributeur : Roger, Jacques-François (1787-1849). Éditeur scientifique

Contributeur : Institut national des langues et civilisations orientales (Paris). Éditeur scientifique

Sujet : Contes sénégalais

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 3 microfiches acétate de 98 images, diazoïques ; 105 ẍ 148 mm

Format : application/pdf

Droits : conditions spécifiques d'utilisation - Microformes et reprints

Identifiant : ark:/12148/bpt6k1063917

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34565116w

Description : Collection : Archives des études africaines ; 5, 2

Provenance : bnf.fr

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Titre : Fables sénégalaises : recueillies de l'ouolof et mises en vers français, avec des notes destinées à faire connaître la Sénégambie... ([Reprod.]) / par M. le Bon Roger,..

Auteur :

URL de la page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1063917/f155


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SÉNÉGALAISES.

157

i4

Le canari de Yo~~ est, dans ce genre, la terreur
de tout le pays. Ce canari est une espèce de vase placé
au pied d'un arbre consacré par la superstition, près
du village de Yo~ (~). Ceux qui ont été volés deman-
dent au canari une vengeance mystérieuse contre le
voleur inconnu; c'est ce qu'on appelle TM~~e ~Mc2-
qu'un dans le canari; ordinairement le coupable est
tellement effrayé que des restitutions s'opèrent. Cette
manière d'administrer la justice a bien son avantage.

(*) On appelle Joal, et dans le pays Ghioal, un grand vil-
lage sur la côte d'Afrique, à douze lieues environ de Corée.
Les Portugais et les Français y ont eu successivement un
comptoir, abandonné depuis l'abolition de la traite des nè-
gres. Une partie de la population prétend descendre des Por-
tugais et n'avoir pas renoncé à la religion chrétienne du reste
ces gens, pour la couleur, pour le langage, pour le costume,
pour les mœurs, ne diffèrent en rien des autres habitans. Ce
serait un point de départ fort intéressant pour des mission-
naires qui voudraient tenter d'introduire le Christianisme dans
cette partie de l'Afrique. Mais que de douceur, que de simpli-
cité, que de renonciation aux habitudes du monde, quelle
abnégation absolue de soi-même, n'exigerait pas une sembla-
ble entreprise Il faudrait des anachorètes du désert, des pères
de la Thébaide, couchant sur la dure, vivant de graines
crues, de racines et d'eau, n'ayant nul espoir de retour en
Europe.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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