PRÉFACE. 16 de satisfaction que les misérables n'apprécient pas moins que les dieux. Aussi, dans l'histoire bien incertaine que nous avons de. la vie d'E- sope et dans les ouvrages qu'on lui attribue 3 voyons-nous que ce fabuliste eut. bien plutôt pour but d'amuser et surtout de critiquer que d'instruire.. Cette idée d'instruire par les fables y par les comédies et par d'autres compositions purement littéraires 3 était étrangère aux in- dividus qui, dans les temps très-anciens, se sont livrés à ces sortes de travaux. Ils ont voulu plaire se faire admirer; ou donner cours à leur esprit satirique .en suivant presque sans y songer un penchant naturel du cœur humain, le désir de se placer hors de la ligne commune. Aussi, chez tous les peuples, les premiers,fabulistes, comme -les premiers; conteurs~ r ret; coxnédiens _n'ont; _ét~ premiers conteurs et comédiens n'ont été