PRÉFACE. 13 Le nègre conteur de MJes aime à repro- duire les mêmes pensées, à répéter lès mêmes expressions; ce genre d'ornement paraît dans la nature, puisqu'il estfamilier à tous les peuples nouveaux ) à toutes les langues dont la littérature n'est pas encore formée. On en trouve beaucoup d'exemples dans plus an- ciens, auteurs ? notamment dans la Bible et dans Homère. Chez les fabulistes sénégalais, le récit est toujours accompagné de mouvemèhs et de gestes imitatifs. Quelquefois il s'y mêle des chants adroitement introduits et qui font corps avec le sujet. On en verra dés exemples dans les fables 6 e t 8, ~e J~d~ ~x 6'?, et ~e ZoM~ yM~Mrc 7~ Les fables des nègres digèrent encore des nôtres en ce que les premiers n'ont pas de