-7i- A ce titre, il serait ingénieux de considérer l'intrusion de la science, en son œuvre, comme un ~!erMt//eM: d'un nouveau genre, le merveilleux scientifique, ét de ne pas tenir autre. compte de ses velléités d'expérimentateur. · M. Hector Malot, en revanche, ne peut invoquer aucun alibi littéraire, ni tenter d'excuser la faiblesse de ses conceptions scientifiques en se retranchant derrière des qualités d'écrivain' qui ne s'imposent réellement pas. Comme Zola, il fut tenté par la richesse de l'érudition médicale. Mais alors que Zola y abon- dait en sincère et truculent artiste, M. Malot s'en réclamait comme d'un moyen de commerce fructueux. Il n'en évita, dès lors, aucun des écueils et d'abord le danger de voir ses écrits vieillir en même temps que les formes dont ils procédaient « Dans le roman E)t /anu//e, disait-il un peu amèrement au D~ Cabanès (1), j'ai eu à guérir un aveugle j'ai lu l'article qui se rapportait à la maladie que je voulais traiter dans le Dictionnaire de JaccoMc~. Je fais lire ce passage au D' Aviragnet, qui est un de mes amis, un garçon distingué autant qu'aimable. Aviragriet se récuse et m'engage à recourir à un spécialiste. Or le spécialiste a trouvé que mon récit fourmillait d'erreurs. Eh bien, savez-vous quel était l'auteur de l'étude qui m'avait servi de modèle? Le professeur. Panas, un maître en ophthalmologie que voulez-vous ? La science avait marché depuis » Second écueil l'allure aisément pédante. Le ~Tart de CAa?'- lotte, entre quantité d'autres manuels, pourrait servir d'ency- clopédie médicale (2). L'auteur « y paye d'abord un tribut aux sciences accessoires, commence par la géographie physique et la climatologie ». Très érudit en botanique, il expose les particu- larités de « végétation de l'Mncftnarta /a/ca~ du Cordylene indivisa, de l'Helichryslim orientale ». Il semble suivre, avec le (i) Chronique mMteafe,* i5 octobre i896, p. 616. (2) V. Chronique médicale, ib., p. 620 & 627.