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une partie reste toujours en réserve dans chaque nouvel être
pour qu'elle soit ainsi transmise, invariable, immuable, de
génération en génération M (1).

Il est impossible d'accorder à ces deux paragraphes un inté-
rêt supérieur à celui d'un manuel désuet et vieillot. M. Zola ne
pouvait certes pas, en matière d'atavisme, prophétiser et devan-
cer la science; il eut, croyons-nous, le tort littéraire de vouloir
la suivre sur ce terrain mouvant encore, et de s'y enliser.
Mais l'érudition ne suffit même pas à l'ampleur de vues de
M. Zola. Les frères de Goncourt avaient, à leur actif, un mot
superbe et total le DocMMe~ AKMM~t. M. Zola voulut être
père d'une autre expression typique, et il lança le mot de
~oM!a~ expérimental. Ce fut un mot malheureux.

Sainte-Bsuve en était, en réalité, l'afeul. Il donnait déjà ses
études biologiques pour une Il ~c/'<~ formant
« un long cours de physiologie morale ». Ainsi M. Zola conçut
la formule naturaliste comme une « méthode scientifique appli-
quée aux lettres ».

« On a plusieurs fois montré, observe justement le Dr Caba-
nès, ce qu'a d'artificieux cette théorie. Autant l'œuvre du savant
est impersonnelle, autant celle du littérateur emprunte de
valeur à sa personnalité. Le savant s'efface devant l'expérience,
laissant agir les seules forces naturelles, il ne réapparaît que
pour en constater les résultats. Le romancier, au contraire, doit
tout imaginer, l'expérience elle-même aussi bien que ses consé-
quences. D'un côté, un fait réel, dûment constatable; de l'au-
tre, hypothèse pure » (2).

A ces objections, M. Zola répondit simplement qu'il n'était
pas un savant, mais un romancier, un artiste (3). Peut-être
a-t-il, quant l'essence récite de son esprit, pleinement raison,
et reste t-11 le plus souvent, même au milieu de son laboratoire
littéraire, un véritable poète ~/)!~Me (4).

(t) Emile Zola, Z,< docteur Pascal, Mit. prim., p. 37-38.
(2) thron. médicale, 15 nov. 1895.

(3)7&M.,p.680.

(4) Jules Lemaitre, Les cott~eM~o'a'nt.
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