69 adopterons la théorie moderne de l'hérédité, .même aux épo- ques teintâmes où M.~Zola entreprit la série des Rougôn-Màc- quart, était déjà puissante; très nébuleuse encore, mais suscep- tible d'application .dramatique. Au fond, n'est-elle pas, cette théorie, la descendante. actuelle du Patum antique et d& Péché Originel? OEdipe-Roi et le Pot'<: en étaient déjà magni-
fiquement imprégnées. Pourquoi devient-elle, en certaines pages
du 'Docteur Pa~"n~, indigeste et verbeuse? Ce n'est pas non plus
faute de recours aux sources. Nous savons combien elles furent
ingénieuses (l),'nous croyons simplement que l'assimilation en
futinsuffisante M., Zola absorba des mots et les rendit intacts =
« Problème ardu (médite le.docteur Pascal), et dont il renia-
niait la- solution depuis des années. Il était parti du principe
d'invention et du principe; d'imitation l'hérédité ou reproduc-
tion des êtres sous l'empire des semblables, l'inhéité ou repro-
duction des êtres sous l'empire des divers. Pour l'hérédité, il
n'avait admis que quatre cas l'hérédité directe, représentation y
des collatéraux, oncles et tantes, cousins et-cousines; l'hérédité
en retour; représentation des ascendants, à une ou plusieurs
générations de distance; enfin l'hérédité d'influence, représen-
tation des conjoints antérieurs. Quant à l'inhéité, elle-était
l'être nouveau, ou qui paraît tel, et chez qui se confondent les
caractères physiques et moraux des parents, sans que rien d'eux
semble s'y retrouver..
H II était allé des gemmules de Darwin, de sa pangénèse,
à ta périgénèse de Hœckel, en passant par lesstirpes de Gâlton. =
Puis, il avait eit lintuitLon de la théorie que Weissmann devait
faire triompher plus tard, il s'était arrêté à l'idée d'une subs-
tance extrêmement fine et complèxe, le plasma germinatif, dont w
(t) Ce fut d'abord « Le gros bouquia de Lucas sur l'Hérédité naturelle comme
Zola l'indiqua tui-m&me au D' Cabanes. Mais il abandonna ce traité' bien démodé
aujourd'hui et consoita te D~ Pouchet, un Rouennais qu'il avait connu chez Ftàabert,
s'inspira ensuite de la thèse d'agrégation du D' Déjefiné et des travaux de Weiss-
mann.~CAf~Ht~ue médicale, 15 nov. 1895, p. 677). C'est de ces origines tr&a resp~c-
taMes,comp)étées par la très (ine érudition *duD'Maurice de Fleury, qu'il tira les
vingt volumes en question.. y