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L'observation indirecte devient vite surabondante, confine
parfois au fatras, déchoit jusqu'au degré infime de la vulgari-
M~to~ Mtc~t/î~M~ qui nous semble, en matière de science,
l'exact répondant, du feifilleton quotidien, pitance littéraire
d'ùne importante partie de notre société.

-L'usage dominant de l'une ou de l'autre méthode chez tel
écrivain peut d'ailleurs s'évaluer en. chiffrés concrets. Sans
donner aucune importance littéraire à cette statistique d'éditeur,
rapprochons les quarante volumes qui enferment l'incessante
et maintenant annuelle production de M. Zola, des huit volumes
tassés et brefs auxquels se réduit l'œuvre totale de Flaubert et
nous aurons.cette première indication que l'observation directe,
capitale pour Flaubert, n'eut qu'une part restreinte dans les
incursions scientifiques de M. Zola (1).

C'est d'ailleurs son oeuvre immense et touffue que nous
prendrons comme type de cette troisième méthode d'investiga-
tion médicale. Mais nous devons auparavant signaler quelques
autres exemples de son emploi.

Alexandre Dumas fils manifesta toujours des velléités scien-
tinques. Le D~ Dumontpallier, qui resta longtemps son confident
et.son guide, a dit sa curiosité des nouvelles Idées. « Il m'avait
beaucoup interrogé au moment Brown-Séquard communiqua
à l'Institut le résultat de sa dernière découverte, vous savez, son
fameux élixir de Jouvence. C'était étrange, c'était nouveau. il
n'en fallait pas davantage pour que mon Dumas fût empaumé,
je devrais dire emballé, car il fut, dès le principe, un des plus
fervents adeptes des nouvelles doctrines, un adepte, plutôt un

(1) Flaubert, dira-t-on, fut le premier à recourir à l'Erudition, autant qu'elle lui fut
nécessaire H lisait alors (1874) dit le docteur Miehaut (in Chronique médicale, 190),
1'~ août, p. 487) l'llistoire de la médecine de Daremberg, la Ct'~aMott naturelle de
Haeckel, le Wanxf~ Phrénologie de la collection Roret, des articles du dictionnaire
Jaccoud, etc., sans doute conseitté dans ses lectures par le docteur Pouchet (de
Rouen); BoMMtt'~ e< Pécuchet lui demandait une documentation très variée, ét il
ne reculait, on le sait, devant aucune lecture, si technique fût-eHe. Mais les'
données que lui fournit ce genre de recherches ne furent jamais pour lui qu'un pof)<
<{e départ, et leur assimilation tellement parfaite qu'it est impossible de retrouver en
son oeuvre leurs traces textuelles. On ne pourrait en dire autant de M. Zota.
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