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Les fonctions digestives relevées, on devait « attaquer la névrose
nullement guérie nécessitant « des années de régime et de soins o
et d'abord l'obliger à rentrer dans la vie commune ».
Pas plus qu'A rc~oM~ pour M. Huysmans, le Horla n'est,
pour Guy de Maupassant autobiographie faisant, en matière de
diagnostic personnel, foi et lumière. L'appareil des symptômes
qui s'y déroulent, les hallucinations, les tristesses, les craintes
qui en font un terrible drame de Phobie. la Phobie de l'Invi-
sible, tout cela est vrai, eiTrayamment vrai. « Le Horla, l'être
fantastique, l'invisible puissance dont on subit d'abord le voisi-
nage mystérieux le Horla intangible mais réel, qui possède les
âmes et abolit les volontés, tue le courage « ce rôdeur d'une
race surnaturelle », n'est-ce pas la folie qui rôde sans cesse
autour du lettré, le guette, prête à fondre sur lui pour « en faire
sa chose, un dément qu'on enfermera vivant dans une cellule
qui s'ouvre sur une tombe? »
Ainsi commente très judicieusement Burlat (1) mais il conclut
un peu à la légère en étiquetant le Horla « une œuvre de folie
par un candidat à la folie » (2), généralisant ainsi à la mentalité
de l'auteur quelques troubles seulement épisodiques de sa vie
morbide. Ce ne fut point la /b/«' mais la paralysie générale qui
terrassa Maupassant. Et la terrible diathèse ne comporte point
d'hallucinations. Nous les attribuerons, avec le D~ Régis, aux
intoxications variées dont, à plaisir, 1 auteur du 7/o/ avait pris
soin lui-même de compliquer sa mentalité.
Les qualités de vie, de puissance, signalées plus haut comme
spéciales & l'auto-observation rendirent jaloux ceux qui n'en
pouvaient disposer. Devant le succès de cette méthode apa-
(i) Burlat, ~e roman mA/tca~. Thèse MontpeUier, 1893.
(2) 7&Me)n.
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Réserve des livres rares, RES-P-Z-2782