48 porter sans crises de nerfs la clarté et le bruit. «'est morte d'épui- sement ?. 'M'est « le seul rejeton H de la famille. · · ~n<~e~eH!spet~onMe~ II eut une enfance « funèbre », menacée de scrofules, accablée par d'opiniâtres navres. Depuis son extrême jeunesse, il avait été torturé par d'inexplicables répulsions, par des frémissements qui lui glaçaient l'échine, lui contractaient les dents; par exemple quand il voyait du linge mouillé qu'une bonne était en train de tordre ». D'intelligence précoce et vive, il « s'abreuvait déjà de solitude. A la nubilité, « les nerfs prirent le dessus matèrent les langueurs et les abandons de la chlorose ». Il usa de l'opium et du hascbieh, mais ces deux substances avaient amené des vomissements et des perturbations nerveuses intenses. Il avait dû tout aussitôt renoncer à les absorber ». A la suite d'excès de tous genres « la nuque devenait déjà sensible et la main -remuait, droite encore lorsqu'elle saisissait un objet lourd, capricante. et penchée quand elle tenait quelque chose de léger, tel qu'un petit verre Ecœuré du contact de ses semblables, il décide de se blottir loin du monde, de se calfeutrer dans une retraite pour y vivre une exis- tence factice. Histoire de maladie Dans ces conditions, le surmenage par la sensation ne tarde pas à agir en exagérant la tendance morbide. L'activité se transforme en rêverie. « Des Esseintes rêvassait lancé a toutes brides sut une pisté de souvenirs effacés. » La solitude avait agi surdon cerveau, de même qu'un nareotique. Après l'avoir tout d'abord énervé et tendu, elle amenait une.torpeur hantée de songeries .vagues; elle annihilait ses desseins, brisait ses volontés~ guidait un dé81é de rêves qu'il subissait passivement, sans même essayer de s'y soustrairez.. Après un repos de courte durée, la 'maladie reprend son cours, ramenant d'anciens accidents qu'une vie plus réglée, plus calme, avait lentement fait disparaître. .Pour conjurer le danger, il voulut sortir, se força à marcher, à prendre de l'exercice; e mais le passage entre l'immobilité d'une'vie